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Forêt  

Forêt

Tu m’abrites et tu me portes

Jusqu’à ta cime, je grimpe ma solitude pour retrouver l’horizon

Jamais très loin

Je me souviens alors que du chant de tes racines naissent les vagues...

Naissent les vagues

 

Forêt

Ton écorce est sans âge

Comme le sang de mes ancêtres

Tu me rappelles à ta sève

Et je goûte l'éternité

 

Forêt

L’essentiel est écrit dans les rides de tes branches

Et vient fendre mes bois morts jusqu’à fouetter mon coeur

De ma peau à la tienne, la vie se mêle enfin

Sans aucune retenue, sans aucune pudeur

Seulement le plus intime, délicatement étreint

 

Forêt

Tu exhumes l’authentique beauté de mon être

Au creux de tes bras, ma danse est plus libre et ma chair devient l’écorce

Nos corps ne forment plus qu'une seule et même fenêtre sur le monde

Nous sommes ce peuplier

Ce peuple lié

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